Mon père, architecte et promoteur immobilier, avait, dans son bureau, une imposante bibliothèque qui tenait tout un mur. Et quel mur ! Quand on a douze ans, et qu’on est haut comme trois pommes, ça impressionne forcément ! J’ai toujours été attiré par cet immense meuble croulant sous les livres, et pendant que mon père travaillait, je me plongeais dans cet univers de papier. Mon grand plaisir, c’était de fourrer mon nez à l’intérieur d’un livre pour m’imprégner de son odeur. Je les dévorais les uns après les autres sous l’œil scrutateur de mon père qui veillait, quand même, à ce que je ne lise pas « n’importe quoi ». Les romans « Fleuve Noir » ne sont pas particulièrement recommandés pour un adolescent ! Attiré par l’histoire, les mystères, les phénomènes inexpliqués, le surnaturel, l’archéologie, etc., je passais, ainsi, des heures entières à m’inventer des mondes en suivant les aventures des héros de Clive Cussler, Robert Ludlum, Leight Deighton, Michaël Crichton, Daniel Carney,
Exbrayat, Frédérick Forsyth, Jack Higgins, Jean Lartéguy, Michel Saint-Loup ou Sir Arthur Conan Doyle, sans oublier Erich Von Daniken, Jimmy Guieu, Jacques Bergier, Jean Markale et Georges Bordonove ! (Pour ne citer qu’eux !). Tout cela m’a appris à toujours essayer de découvrir ce qu’il y a derrière « le miroir », de tenter de sortir des sentiers battus que « l’on » nous « oblige », insidieusement, à suivre !
Si l’on veut écrire, il faut d’abord lire ! S’inventer des mondes en lisant, c’est bien, mais les immortaliser en écrivant, c’est encore mieux. J’ai donc écrit mon 1er « livre » à quatorze ans, il s’appelait : « les voleurs de plans ». Il a fini entre les mains de mon prof de maths! Ben oui, j’écrivais pendant ses cours ! Il n’a pas aimé, le pauvre !
J’ai fait mes études à Lyon. Petite école à Saint-Michel, collège Ozanam, puis Lycée Ampère-Bourse avec le Bac littéraire du premier coup (le plus surpris, c’était moi !), et ensuite la faculté –pour faire comme les copains- où je me suis royalement emm .... Mais j’avais assez de temps pour écrire des scénarii de films que je mettais en scène avec tous mes fidèles amis ; amis que je vois encore, quarante ans après ! (L’Amitié, c’est sacré !). On en a fait une quinzaine ! Avec le son, des méchants, des policiers, des voitures qui sont détruites, eh oui, eh oui ! C’était du sérieux ! Que de souvenirs !
L’armée à vingt-deux ans, à Salon-de-Provence, dans les fusiliers-commandos comme maître-chien. A peine démobilisé, en Août, partant du principe qu’il ne faut pas attendre pour gagner sa vie, car rien ne vient tout seul, je deviens ... chauffeur poids lourd ! Ça a drôlement plu à Papa qui aurait préféré me voir intégrer son équipe ! Mais, en attendant, que d’expériences, que d’aventures ! Et j’ai rencontré des gens tellement fabuleux, dont un en particulier avec lequel je suis toujours en contact ! Il habite Nancy et j’ai beaucoup appris grâce à lui !
Deux ans plus tard, me voilà commercial aux transports Chapuis, à Corbas. Une entreprise à visage humain que je n’oublierai jamais ! Il en faudrait tellement plus comme elle en France !
Après une expérience professionnelle décevante à Lugano, dans le Tessin suisse, je me retrouve à ... Clermont-Ferrand, joli port de pêche, comme commercial pour TFE, avant de partir, deux ans plus tard, pour Paris, toujours pour TFE.
En 1987, je m’installe en Martinique où j’y crée deux sociétés d’import-export. Ça se passe plus ou moins bien, plutôt moins d’ailleurs, et, à trente-huit ans, je me remets à écrire et, cette fois-ci, à chercher sérieusement un éditeur.
Bonjour le parcours du combattant ! ... Faut vraiment avoir la foi !
J’ai quitté la Martinique en catastrophe après avoir participé à l’émission de Jacques Pradel « Témoin N°1 ». A priori, « on » n’avait pas beaucoup aimé ma prestation ! Habitué à marcher à contre-courant comme je l’étais, c’était normal, mais la réponse était musclée ! N’est pas John Wayne qui veut !
Arrivé en octobre 1995 à Satolas, avec mon épouse, mes quatre chiens et les habits que nous avions sur nous, il a fallu tout recommcer à zéro ! Qu’à cela ne tienne, je ne suis pas du genre à baisser les bras, et me voilà employé à Genève, dans la société ADT, comme opérateur en télésurveillance. J’en deviens le responsable dix ans plus tard. Dix ans employés également à écrire et rechercher un éditeur ; un sérieux quand même, parce qu’il y a pas mal de « rigolos » dans la profession. Je n’ai pas fait exception à la règle, et suis tombé, comme bien d’autres, dans des pièges coûteux. La onzième année, je me suis retrouvé sans travail après la « délocalisation » de l’agence ! Bienvenue dans l’univers des pions jetables ! Mais le destin veillait, car, au même moment, après quinze ans d’efforts, j’étais enfin accepté par une maison d’édition sérieuse et aussi connue que reconnue : Les Presses du Midi, dont je salue, ici, toute l’exceptionnelle et très compétente équipe, à commencer par son directeur.
La vie m’a enseigné à devenir un architecte des mots, et une nouvelle page de la mienne s’est ouverte ; ce sera assurément la meilleure ! ... Et je vous invite tous à venir découvrir, avec moi, la face cachée de l’histoire du monde !